Boulot-Maison-Famille

Bienvenue sur le blog d'organisation Boulot-Maison-Famille

Après bien des hésitations, je me lance enfin sur la création de blog. Ce blog est une façon de décharger tout ce que j'ai sur le coeur et ce qui me passe par la tête à propos de la situation de la femme active actuelle.
Quand je vois ces reportages ou ces articles dans les magazines sur des femmes qui arrivent à concilier grande carrière, loisirs et vie de famille et qui en plus se paient le luxe d'être épanouies, je me dis que je ne suis vraiment pas à la hauteur quand je vois que je n'arrive pas à m'en sortir entre mon petit métier pas prestigieux (mais très vorace en temps), la tenue de la maison et ma vie de famille. Et là la déprime arrive avec une bonne dose de culpabilité en plus !
Ceci dit avec un peu de recul je me dis que ces reportages et autres articles ne nous montrent que ce qu'ils veulent bien montrer. Après tout on ne va pas voir à l'improviste si ces superwomans qui ont un intérieur nickel font le ménage elle même ou si elles emploient une femme de ménage. Même chose avec les enfants, comment peuvent elles rentrer du travail à des heures pas possibles le soir, avoir des horaires de folie pour booster leur supercarrière, faire des voyages d'affaires et en même temps récupérer leurs enfants à l'école, leur donner le bain, surveiller les devoirs et les emmener aux activités extra scolaires ? N'y aurait il pas une bonne âme qui les aide dans cette gestion des enfants ? N'y a t'il pas une nounou ou une babysitter planquée quelque part dans le tableau ?
Enfin bref finalement elles ne sont sûrement pas aussi superwomans que ça et on a pas de complexe à avoir en fin de compte !
Donc ce petit blog sans prétention est une façon de vous faire partager mes tentatives pour organiser le mieux possible toutes ces parties qui composent ma vie : boulot, famille et gestion de la maison.

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Mardi 1 juillet 2008
Mission n°5 à faire pour le dimanche 20 juillet 2008

Je vous ai mis un laps de temps assez important pour vous permettre de finir la mission entièrement.

 Cette mission 5 est normalement assez rapide alors j'y ai rajouté une mini mission de saison en cette fin d'année scolaire. Bon alors si tout le monde est bien venu à bout des 4 premières missions la situation dans votre bureau doit être la suivante : tiroirs et surface du bureau rangés, sol dégagé (excepté les caisses "A classer" qui doivent être dans un coin.
Pour cette semaine la mission va être :
1/ trier et ranger les surfaces PLANES des autres meubles, placards et meubles du bureau (attention je n'ai pas parlé d'étagères, je parle des dessus de meubles!)
2/ observer votre espace et cogiter sur ce que vous voulez obtenir visuellement comme résultat pour avoir un beau bureau où vous vous sentirez bien.

Pour la première partie c'est comme d'habitude, sac poubelle, caisse "à ranger ailleurs", caisse "à classer" et caisse "à ranger sur surfaces planes". On prend les choses une à une et on trie. Ensuite on replace ce qui doit l'être sur les surfaces planes ainsi dégagées, on jette la poubelle et on sort de la pièce la caisse "à ranger ailleurs".

Pour la deuxième partie, c'est relativement simple. Il vous suffit de regarder minutieusement votre pièce ou espace bureau, et essayer d'imaginer ce que vous aimeriez voir pour vous sentir bien dans cette pièce, comment vous imaginez le bureau "idéal" pour vous et l'utilisation que vous en faites. on ratisse large au niveau des idées, ça va du type d'éclairage (si le votre est pas top), au types de rangements, de meubles en passant par la déco (couleurs, photos...etc) et l'organisation spatiale (ex: orientation Feng Shui du bureau, de la chaise...etc). Notez tout ça sur une feuille de papier ou le carnet attrape-tout pour celles qui en ont un. Faites également attention à l'utilisation que vous faites de cet espace bureau. Est ce uniquement pour votre boulot ou aussi pour tout ce qui concerne les paperasses de la maison et la pièce sert elle aussi à d'autres personnes ? Toutes ces idées vous permetront par la suite de mieux aménager votre espace bureau pour qu'il soit plus agréable (vu le temps qu'on y passe autant en faire un coin sympa), plus fonctionnel (en séparant boulot et maison par ex)

Mini mission de saison : archivage des affaires scolaires
Vos petits chérubins vont revenir les bras chargés de leurs cahiers et travaux de l'année et pour éviter que tout cela ne traîne il vaut mieux les ranger rapidement (après un petit tri bien entendu) dans une caisse par exemple. Et au passage il est judicieux de récupérer tout ce qui peut l'être en fournitures scolaires (genre classeur chemise en carton crayons de couleur, protège-cahiers...etc en bon état) et les mettre dans la caisse de réserve.
Dans le même ordre d'idées si vous vous en sentez encore capable, vous pouvez archiver vos propres affaires de classe, ranger les classeurs, trier ce qui doit être gardé dans le cahier-journal ou jeter...etc.
par Mariesse publié dans : Boulot communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Mardi 10 juin 2008
Cette mission risque d'être assez longue alors vous avez 2 semaines, c'est à dire jusqu'à dimanche 22 juin

Alors maintenant que nous pouvons enfin voir le dessus de notre bureau et qu'il est bien rangé (y compris les tiroirs) nous allons nous occuper d'un gros morceau (enfin si vous êtes comme moi c'est un sacré morceau!). Je veux parler du sol. Maintenant que le bureau est utilisable il s'agit de pouvoir y accéder sans se casser une jambe en glissant sur une des multiples piles qui jonchent le sol ! Vous commencez à connaître la procédure maintenant, il vous faut un sac poubelle (voire 2 selon ce qui se trouve au sol!) une caisse "à ranger ailleurs", une caisse "pièce bureau" et une caisse "à classer" et toujours la caisse "réserve" qui risque d'engranger encore des choses !

1) Prendre un à un tous les objets se trouvant sur le sol et trier :
* ce qui est à jeter dans la poubelle
* ce qui ne concerne pas le boulot dans la caisse "à ranger ailleurs"
* ce qui concerne le boulot et qui sera à classer dans la caisse "à classer"
* ce qui est à garder dans la pièce bureau dans la caisse "bureau" (là il s'agit essentiellement d'objets pas de paperasses. Les papiers iront plutôt dans la caisse à classer )
* si vous trouvez des fournitures pensez à les mettre au fur et à mesure dans la caisse "réserve"
* si vous trouvez des objets qui doivent aller sur le bureau ou dans ses tiroirs (genre cadre photo, logiciel info ou tampon encreur par ex)rangez les au bon endroit au fur et à mesure
* si en cours de tri vous trouvez par ex des livres ou classeurs de classe empilés mais que vous avez de la place sur vos étagères ou dans vos armoires, pensez à les y ranger. Ca sera du provisoire car nous attaquerons le rangement des étagères et armoires plus tard mais au moins en attendant ça sera "rangé" et ne trainera pas sur le sol au risque d'être abimé ou déchiqueté par petit dernier ou le chien !

2) Quand c'est fini mettre de côté dans un coin de la pièce les caisses "réserve", "bureau" et "à classer". A ce stade il se peut que vous ayez déjà plusieurs caisses ou cartons "à classer" en attente dans un coin de la pièce.

3) Sortez de la pièce la caisse "à ranger ailleurs" et si possible commencer à ranger les objets qui s'y trouvent aux endroits adéquats.


A la fin de cette mission votre bureau doit déjà avoir sacrément changé d'aspect. Le bureau doit être clean, les tiroirs rangés et il ne doit y avoir sur le sol que les caisses "réserve", "à classer" et la caisse "bureau".

par Mariesse publié dans : Boulot communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Lundi 2 juin 2008
Partie 1 ter : IUFM et la validation

Allez on termine avec la période IUFM. Si vous avez bien suivi nous en étions à la 2e année de formation, celle censée former les professeur des écoles qui ont passé le concours et obtenu le CAPE (certificat d'aptitude au professorat des écoles). Donc comme je le disais au cours de cette année on nous a seriné le mot "VALIDATION" sur tous les tons en nous faisant croire que c'était le sésame pour pouvoir enfin exercer notre beau métier. Le principe de la validation est simple : il faut suivre avec assiduité les cours (même s'ils sont inintéressants et soporifiques au possible), obtenir des visites "positives" lors des stages en responsabilité et il faut présenter un mémoire professionnel. Pour préparer ce mémoire (qui représente une somme de travail colossale) nous sommes censés être "tutorés" par un tuteur, un prof de l'IUFM (qui est rémunéré pour ça, à l'époque c'était au moins 1000F par étudiant tutoré) qui doit nous aider, nous guider dans notre réflexion pro et dans l'élaboration de ce fameux mémoire. Seul petit pb : il y a différents spécimens de tuteurs, il y a le tuteur solide sur lequel l'étudiant peut bien s'appuyer, peut compter et puis il y a un spécimen particulier de tuteur, le tuteur virtuel, celui qui n'existe que dans le mot (et la prime qu'il récupère pour morter ce nom). Manque de bol j'ai eu affaire au modèle virtuel ! Bon j'exagère un peu je l'ai quand même vu 2 fois dans l'année ma tutrice, la première fois pour lui montrer le sujet et plan que je pensais faire et la deuxième fois...pour faire la présentation finale du mémoire. Entre les deux aucun contact !!! Elle était toujours indisponible ou en arrêt maladie. Donc il a fallut se débrouiller alone. J'ai bossé comme une malade avec des nuits de 3 heures de sommeil. J'ai passé des dizaines d'heures à envoyer des courriers avec des questionnaires un peu partout en France dans des écoles, à éplucher les réponses pour établir des statistiques révélateurs de ce qui se faisait vraiment dans les éocles, j'ai fait des graphiques, des histogrammes, des montages...etc. Et puis j'ai passé un temps fou à préparer des séquences à la maison, puis sur le terrain (avec mes petits élèves lors des stages en responsabilité) j'ai testé les séances, fais des comptes rendus, essayer d'améliorer des trucs, fait des photos. Ensuite j'ai passé des centaines d'heures à m'user les yeux sur l'écran de l'ordi à tout mettre en forme, à écrire le mémoire, adjoindre les annexes...etc. J'ai fini de faire les photocopies couleurs et de relier la bête et ses annexes, la veille du jour où il fallait le rendre à l'IUFM.
Bref épuisée mais heureuse d'en avoir fini et assez fière du boulot effectué, je rends mon pavé et je commence à préparer le présentation orale. Le jour J me voici donc avec 3 petites camarades convoquées dans une école.

Nous devions toutes présenter nos mémoires devant nos 3 tutrices (une tutrice avaient 2 tutorées) cet après-midi là. Déjà les tutrices arrivent en retard et nous nous avons déjà commencé à stresser en ce demandant si on s'était pas plantées de jour ou d'heure. On tire au sort pour savoir l'ordre de pasage et manque de pot je dois passer en dernier. Mais contrairement à ce que nous croyons nous ne passons pas individuellement devant les tutrices, il faut faire la présentation devant les tutrices ET devant les autres stagiaires.
Donc tout le modne s'installe, la première tirée au sort s'apprête à commencer et là on entend  "stoooop on commence pas sans le kawa !"(comprenez le café) et voilà t'il pas qu'une va faire du café et l'autre chercher des petits gâteaux. Bon c'est très sympa en soit mais les aiguilles tournent et on prend du retard. Retour avec la cafetière, et début de la première présentation. A mi parcours la pauvre fille est interrompue par un coup de téléphone, une des profs s'en va et revient au bout de 10 mn. Là dessus elle abrège la présentation et demande à la seconde de commencer sa présentation. Nous on commence déjà à ce demander c'est quoi ce cirque ?
Ma deuxième petite camarade fait sa présentation mais n'a pas le temps de la terminer, les profs la coupent dans son élan pour...faire la pause cigarette !!! Là on se regarde en se demandant si on ne rêve pas ! Tout sourire les 3 tutrices embrayent en nous offrant le jus d'orange et re les petits gâteaux ! Bon c'est bien sympa mais on se demande toujours si on passe un exam soit disant capital pour notre carrière ou si on prend le thé !
La pause est terminée, à ma 3e compagne d'infortune de s'y coller et là paf même topo on la coupe à la moitié de son exposé. Et moi pendant tout ce temps je vois le temps qui passe et je commence à être vachement inquiète en me disant "mais je vais jamais avoir le temps, va falloir que je revienne demain!" Que nénni, elles abrègent ma copine et c'est mon tour ! Enfin me dis je ! Sauf que ..sauf que il est 16h15 et j'avais pas prévu qu'elles partiraient à 16h30 tapantes. Donc me voilà en train de commencer ma présentation quand ma tutrice se lève me dis un "c'est très bien ton mémoire tu as bien travaillé, mais là faut vraiment que j'y aille, je dois aller chercher ma fille au lycée". Les bras m'en tombent ! Voilà un mémoire pour lequel j'ai bossé toute l'année comme une malade, sur lequel j'ai passé des nuits blanches en plus des journées et au bout de 10 mn de présentation (j'ai même pas le temps de faire 1/3 d ema présentation) on me dit en gros "je suis pressée alors au revoir et bon vent!".

Et après on ose nous parler à l'IUFM du respect qu'il faut avoir envers le travail de l'élève !!!

La cerise sur le gâteau c'est quand on m'a dit que "ça serait bien de laisser un exemplaire de mon mémoire au CDI, ça peut toujours servir, les maitres formateurs les consultent parfois selon les sujets". Oui ben là ils peuvent s'accrocher, mon mémoire je l'ai suer toute seule (alors que ma tutrice était payée pour m'aider censément) alors je me le garde. Manquerait plus qu'en plus ils s'en servent d'une manière ou d'une autre à des fins persos !!!

Alors si j'ai un conseil à donner aux PE2 c'est de se concentrer sur les stages et uniquement les stages et que c'est pas la peine de se casser la tête pour le mémoire parce que de toutes manières c'est même pas sûr qu'il soit lu en entier ce fameux mémoire et la validation du mémoire c'est un peu pipo ! Bon ceci dit j'ose espérer que ce n'est pas comme ça dans tous les IUFM de France parce que sinon c'est bien triste pour l'avenir de la formation des futurs PE.
par Mariesse publié dans : Boulot communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Vendredi 30 mai 2008
Attention ce qui suit est totalement utopique

Voici l'école de mes rêves :
- une école basée sur la différenciation pédagogique
- une école où les classes sont spacieuses et accueillent 15-20 élèves (grand maxi) par classe
- une école dans laquelle les groupes classe ne sont pas figés, les enfants changent de groupes en fonction de leurs besoins
- une école basée sur le projet pédagogique
- une école basée sur le progrès et non pas l'évaluation sanction à tout va
- une école dans laquelle on trouve des spécialistes à demeure (psychologue, psychomotricienne, orthophoniste) pour des prises en charge adaptées des enfants ayant des difficultés
- une école qui soit ouverte au monde extérieur et qui communique (réalisation de journal, blog par les enfants)
- une école équipée en matériel informatique (ordinateurs avec scanner, imprimantes, connexion internet)
- une école équipée en matériel audio-visuel (un poste CD-K7 par classe avec modules d'écoute, téléviseur et lecteur CD et vidéo, appareil photo numérique et camescope numérique)
- une école qui familiarise les enfants avec les arts quelque soit la section de référence (donc une école équipée en matériel de musique, d'arts plastiques, une école qui puisse faire des sorties au musée, opéra, théâtre)
- une école équipée en matériel de sport sécurisé
- une école avec une cour aménagée (avec des jeux)
- une école où les enfants apprennent à êtres des citoyens respectueux de la nature et l'environnement
- une école avec un jardin cultivé par les enfants eux mêmes
- une école avec une BCD digne de ce nom
- une école qui tiennent compte des rythmes biologiques des enfants
- une école avec des locaux en bon état
- une école avec une cantine de qualité
- une école avec des maîtres ayant suivis une véritable formation digne de ce nom
- une école où les spécificités des enfants seraient prises en compte
- une école où on ne chercherait pas à faire rentrer les enfants dans un moule unique
- une école où les enfants un peu "différents" (précoces, dyslexiques, dyscalculiques, troubles attentionnels, dyspraxiques...etc) ne seraient plus broyés par la machine

En bref c'est cette école que j'aimerais construire mais hélas c'est du domaine de l'utopie car cela demanderait des fonds considérables. Alors à moins de gagner au loto... ou de trouver de riches mécènes et bien mon école rêvée ne verra jamais le jour, snif !
par Mariesse publié dans : Boulot
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Jeudi 29 mai 2008
Une nouvelle réforme concernant la formation des enseignants est en préparation. Je vous incite fortement à consulter les articles fait du jour et éditorial du café pédagogique.

Formation des enseignants

En tant qu'enseignante je suis attérée par l'idée d'un recrutement basé uniquement sur des connaissances (en non pas compétences) mais en tant que maman d'élèves je suis révoltée car cela veut dire qu'une fois de plus les enseignants vont apprendre sur le TAS (nos enfants) avec tous les risques de dégâts que cela comporte pour nos enfants. La formation était déjà très insuffisante avant dans les IUFM mais alors là ça dépasse l'entendement puisqu'appremment beaucoup d'enseignants seraient nommés directement dans les classes à temps complet sans aucun stage préalable !
par Mariesse publié dans : Boulot communauté : Femmes au Foyer en Tête
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Lundi 26 mai 2008
J'ai rêvé d'une école où le fric ne serait pas la sempiternelle excuse pour nous couper les ailes et empêcher les enfants d'apprendre à voler de leurs propres ailes.
J'ai rêvé d'une école où l'on n'essaierait pas de faire rentrer DE FORCE tous les enfants DANS UN MOULE.
J'ai rêvé d'une école où les enfants seraient heureux d'aller.
J'ai rêvé d'une école où les enfants pourraient s'épanouir sans craindre d'être montrer du doigt par le système.
J'ai rêvé d'une école où les enfants ne seraient pas victimes de violences de la part de leurs congénères.
J'ai rêvé d'une école où les enfants seraient des enfants et non pas des numéros de statistiques.
J'ai rêvé d'une école où tous les enfants seraient à égalité.
J'ai rêvé d'une école où les parents laisseraient leurs enfants en toute confiance.
J'ai rêvé d'une école où les parents ne demanderaient pas des comptes à tout bout de champs.
J'ai rêvé d'une école où les enseignants n'auraient qu'à remplir leur mission d'enseignement et non pas gérer tous les maux de la société.
J'ai rêvé d'une école où le système ne mettrait pas des bâtons dans les roues aux enseignants.
J'ai rêvé d'une école où les acteurs de la vie scolaire ne passerait pas leur temps à se tirer dans les pattes.
J'ai rêvé d'une école où les instits auraient des conditions de travail propices à donner envie d'aller travailler pour remplir leur mission.
J'ai rêvé d'une école où les enseignants seraient enfin reconnus pour leur travail.
J'ai rêvé d'une école où les conditions matérielles seraient suffisantes pour travailler correctement.
J'ai rêvé d'une école qui mettrait à disposition suffisamment de personnels compétents (enseignants, psychologues, médecins scolaires, maîtres spécialisés, éducateurs...) pour permettre une bonne prise en charge des enfants.
J'ai rêvé d'une école où les enfants pourraient avoir un réel suivi personnalisé et ou la différenciation pédagogique ne serait pas un vain mot.

J'ai rêvé d'une école...qui n'existera jamais tant qu'elle sera régie par des questions d'argent et de budget.
par Mariesse publié dans : Boulot communauté : Femmes au Foyer en Tête
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Lundi 26 mai 2008
Ce soir, j'ai besoin de me défouler. Excusez mon langage mais j'ai besoin d'exploser après la crasse que l'on vient de me faire. J'ai appris par expérience dès mon entrée dans l'Education Nationale que c'était un véritable panier de crabes où tout le monde se tire dans les pattes mais je pensais qu'on pouvait quand même arriver à travailler avec des gens que l'on apprécie et qui peuvent devenir des amis. Grossière et terrible erreur !!! Je pensais avoir réussi à trouver une école où tout le monde travaille en relative bonne intelligence dans l'intérêt des enfants. La désillusion est énorme et la déception très amère aujourd'hui. Des collègues que je pensais être des amies, que j'ai aidé chaque fois que j'ai pu en particulier dans leur boulot de classe (quand elles débutaient et qu'elles étaient paumées, des filles à qui j'ai même prêté des fiches de préparation pour leur simplifier la tâche), et bien en fait je m'aperçois que ce sont de véritables garces qui cherchent à foutre la mouize en permanence et qui par dessus le marché sont hypocrites au possible (ça je m'en doutais un peu vu le sucre que certaines cassaient dans le dos des autres). Ces con***ses ont profité que j'étais en congé maternité (après une grossesse allongée car je risquais de perdre mon bébé) pour inciter la nouvelle directrice (une jeune qui a demandé la direction pour rester dans le secteur et éviter de bosser dans les quartiers difficiles) à exiger de prendre ma section sous prétexte qu'elle a trop de travail avec la direction. Elle veut donc prendre ma section pour profiter que beaucoup de petits font la sieste (mais ceux qui dorment pas elle compte en faire quoi ? les laisser à l'ATSEM?) pour faire son travail de direction (alors qu'elle a déjà un jour de décharge pour s'occuper de la direction). Evidemment ces garces ne l'ont pas inciter à prendre leurs classes à elles !!! Elles n'auraient jamais accepté une chose pareille ! Je suis écoeurée au delà de tout, je me sens trahie. une fois de plus je me vois dans le rôle de la bonne poire à qui on peut faire toutes les crasses parce qu'elle est trop gentille, trop naïve. J'en ai marre qu'on me prenne pour une imbécile. Dans le Sud on dit "trop gentil trop con" et c'est bien vrai ! A être trop gentille je me fais avoir à chaque fois. En fait l'excuse utilisée pour faire passer la pilule c'est que la "pauvre chérie" a beaucoup de boulot alors "ça serait bien qu'on l'allège un peu". Sauf que dans le cas présent elle a choisit de demander la direction (et elle est payée en plus pour cela, même si c'est pas énorme 150 euros) pour éviter les quartiers très difficiles et le "on" qui est censé l'alléger c'est uniquement moi, c'est à MOI de payer l'addition parce que mademoiselle ne veut plus rentrer tard chez elle le soir. Et puis "tu comprends il y a beaucoup de directrices qui prennent les petits pour pouvoir se libérer l'après-midi". Sauf que les directrices n'ont pas le droit d'utiliser le temps pédagogique dévolu aux enfants pour faire la direction et que c'est quand même un peu fort que JE doive donner ma classe à la dernière arrivée alors que je suis quasi la plus ancienne dans l'école. J'étais tellement contente d'avoir enfin depuis 2 ans les PS car avant ça faisait 10 ans que je me coltinais les GS et que j'en avais marre de toujours faire ce niveau. Il m'a fallut 10 ans pour attendre q'une collègue parte et que je puisse demander ce niveau et là pfffuit il faudrait que j'accepte la bouche en coeur ne me faire prendre pour une co**e ?!
De plus je sais très bien que la véritable raison c'est que personne ne veut la classe des GS l'année prochaine car ça va être une promo terrible (je le sais, c'est la promo que j'ai eu il y a 2 ans en PS!!!) en sureffectif avec un enfant handicapé très violent (ete sans aide de la part de l'ATSEM) et bien évidemment personne ne veut cette classe alors comme il n'y a qu'une bonne poire en congé maternité ben forcément on lui refile d'office.
Le pire pour moi c'est pas forcément de devoir reprendre des GS même si je vais devoir bosser à contre coeur car avec les nouveaux programmes la façon de travailler que l'on nous demande va à l'encontre total de ma conception d'une école maternelle et du bon développement des enfants. Aller travailler à contre coeur parce que l'on sait qu'on va faire des dégats sur les enfants en suivant les nouveautés pondues c'est déjà difficile mais pour moi le pire c'est ce sentiment de trahison. J'en suis malade de voir le comportement de ces collègues, je n'aurais jamais imaginé faire une crasse pareille à une collègue à plus forte raison si elle a été suffisamment sympa pour m'aider. Et faire ça dans mon dos en plus ! J'en pleure encore de déception. Je sais que je suis trop sensible et ça me joue des tours mais là franchement ça me dépasse ! C'est un mélange de colère, d'écoeurement, de rage et c'est très douloureux. Visiblement je n'avais pas encore suffisamment appris la leçon : il ne faut pas être serviable compatissante ou gentille sinon on se fait piétiner en guise de remerciements !!! Nouvelle leçon qu'il faut que j'apprenne : ne JAMAIS faire confiance sinon voilà le résultat !
Et comme je n'en finis pas de ruminer je me demande si je ne devrais pas me mettre à leur niveau ! Vu que du coup c'est parti pour des années d'atmosphère pourrie, tant qu'à faire je devrais peut être leur rendre la monnaie de leur pièce ! Après tout elles se sont mises d'accord dans mon dos pour me faire une crasse et comme jusqu'à présent de manière assez régulière elles déblatérer en douce les unes sur les autres mais je gardais tout pour moi pour pas qu'il y ait d'histoires (j'avais toujours la fâcheuse tendance à essayer de leur trouver des excuses, du style aujourd'hui M est fatiguée c'est pour ça qu'elle dit que J est une fainéante...etc) et bien je me dis que ça pourrait être marrant (tant qu'à rire jaune, faisons le à fond) de déballer le linge sale. Pour résumer J incite M à prendre ma classe mais J ne sait pas que M m'a dit pour justifier son exigence (je lui disais que son raisonnement n'était pas valable dans la mesure ou c'est moi qui est le cours double PS/MS et que donc les MS ne dorment pas donc à priori elle ne pourrait pas faire son travail de direction) que s'il devait y avoir un cours double ou une nouvelle intégration elle le filerait à J (qui ne veut absolument pas avoir de cours double ni d'intégration d'enfant handicapé) et qui donc ne se doute pas de ce qu'il risque de lui tomber sur la figure). Vous suivez ? Et des perles du genre il y en aurait quelques unes à déballer. Je me tâte là, ça serait une bonne vengeance mais il parait que la vengeance est un plat qui se mange froid alors il vaut peut être mieux que je laisse les choses aller et qu'elles se crêpent le chignon le jour où le cours double va se présenter. A méditer...
par Mariesse publié dans : Boulot
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Lundi 26 mai 2008
Mission 3 à faire pour dimanche 01 juin

Nous allons attaquer le désencombrement des tiroirs du bureau (attention nous ne parlons que du meuble bureau, pas de la pièce complète).
Comme toujours il vous faut un asc poubelle, une caisse (ou carton) pour les affaires à ranger dans les TIROIRS DU BUREAU, une autre pour les affaires à ranger AILLEURS (qui n'ont donc rien à voir avec le boulot et le bureau : ex tasse, roman, tablette de chocolat entamée...etc) et une autre pour les affaire de boulot A CLASSER.
Et en plus prenez une caisse supplémentaire (de préférence en plastique transparent avec couvercle, on voit mieux ce qu'il y a dedans comme ça). cette nouvelle caisse va être une caisse RESERVE. Elle va vous servir à stocker toutes les petites fournitures de bureau en réserve (colle, ciseaux, stylos, feutres, feuilles de classeur vierges, protège-cahiers non utilisés...etc). En général nos tiroirs regorgent (et donc sont encombrés) de ce genre de matériel en x exemplaires.

1) Prendre 1 à 1 tous le sobjets se trougvant dans les tiroirs du bureau et trier :
- ce qui est à jeter dans le sac poubelle
- ce qui est à garder dans les tiroirs du bureau dans la caisse "tiroirs bureau"
-ce qui est à ranger dans une autre pièce ou qui ne concerne pas le boulot dans la caisse "à ranger ailleurs"
- ce qui concerne le travail et qui sera à classer dans la caisse "à classer"
- toutes les fournitures en quantité supérieure au stric minimum que l'on peut trouver vont dans la caisse "réserve". Inutile de garder plusieurs tubes de colle ou d'agrafeuse, de ciseaux dans les tiroirs, un exemplaire de chaque suffit. On garde ce qui est déjà ouvert et qui va aller dans les tiroirs et on met ce qui ne sert pas ou ce qui est en double dans la caisse réserve.

2) Quand c'est fini, remettre dans les tiroirs du bureau (après nettoyage) ce qui doit y rester et mettre de côté dans un coin de la pièce les caisses "à classer" et "réserve".

3) Sortir de la pièce la caisse "à ranger ailleurs" et si possible commencer à arnger les objets qui s'y trouve aux endroits adéquats. Jeter le sac poubelle.

Cette mission peut être extrêmement rapide (pour celles qui ont des bureaux avec aucun ou très peu de tiroirs) ou plus longue pour celles qui comme moi ont 9 tiroirs !
par Mariesse publié dans : Boulot communauté : Femmes d'aujourd'hui
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Jeudi 22 mai 2008
Partie 1 bis : l'IUFM et la 2e année de formation professionnelle

Une fois ce fichu concours en poche on se dit "youpi ! Ca y est c'est gagné, maintenant les choses sérieuses commencent je vais apprendre à être une bonne instit "(pardon c'est vrai on dit Professeur des Ecoles maintenant) Que nenni la 2e année est comment dire...arf y a pas de mots pour le dire ! Ca ressemble un peu à la 1ere année dans le sens où on nous prend toujours pour des débiles. Du genre "ah mais tout le monde ne sera pas validé à la fin de l'année, tous les ans y en a qui sont virés!" et c'est le leitmotiv qui revient sans cesse "attention à la validation, attention à la validation, attention à ...etc". On a l'impression d'être des gamins qui sont en attente de se faire taper sur les doigts. Pour résumer cette année dite de formation c'est une année d'INFANTILISATION. Bref on nous le dit et le répète sur tous les tons il faut bien faire nos devoirs sinon...gare au méchant loup !
Cette année fut aussi inintéressante que possible et niveau formation zéro. Ah non je m'excuse on a quand même appris quelque chose de fondamental : la discussion en groupe. La plupart des matières se présentent sous la forme de 3h de cours d'affilée et quasi à chaque fois nous avons droit à "mettez vous en groupe et discutez de...". Alors là trop facile la préparation de cours pour le maitre "formateur", il a juste à trouver un sujet et après il nous fout en discussion. Bref cette année fut une perte de temps mémorable.

Bon j'exagère un peu nous avons quand même eu quelques cours intéressants dont le cours du samedi matin pendant 8 semaines. Le seul cours où tout le monde venait (un samedi matin) c'est dire comme c'était super intéressant. Je me souviens encore de la dame qui animait ce module spécial maternelle. Fabuleuse cette femme, un cours super vivant avec plein d'exemples concrets, des mises en situation. Pour être intéressant c'était super génial, dommage que ça n'ait duré que 24h en tout et pour tout dans toute l'année. Au passage vous noterez à quel point les instits sont formés de manière intensive sur la maternelle : 24 h !!! (c'est sur le ton ironique bien évidemment). J'ai remarqué une chose les seuls cours intéressants étaient faits par des instits donc des gens qui connaissent le terrain. Les autres cours étaient fait par des maitres formateurs du supérieur, autrement dit des gens qui étaient peut être très bons en théorie mais en pratique zéro car visiblement ils n'avaient jamais dû mettre les pieds dans une classe !

Seuls moments intéressants et réellement formateurs : les stages en classe. Là nous avons enfin pu savoir ce qu'étati vraiment le métier. Et ce ne fut pas triste loin de là. Nous avons vu des classes en écoles d'application (qui ont souvent des moyens nettement supérieurs que n'importe quelle école lambda) mais aussi en ZEP. Je me souviens encore de la cité (à la réputation terrible) où j'ai passé 15 jours. Mon dieu je n'aurais jamais imaginé voir ça un jour dans notre pays. J'y ai découvert la misère, le quart monde comme on dit. Rien que la route pour grimper sur la colline de la cité c'était hallucinant, on aurait dit Beyrouth après bombardements. Je passe rapidement sur les petits désagréments que nous avons découverts nous pauvres petites snobinardes de la ville bourge voisine (vandalisme sur nos voitures, insultes, d'où la peur au ventre le matin en y allant). Ce ne fut pas ça le plus édifiant mais bel et bien de voir des enfants vivrent dans de telles conditions. Certains enfants mangeaient à la cantine leur seul repas de la journée, d'autres venaient à l'école avec des chaussures coupées au bout (pour laisser dépasser le pied car les chaussures étaient trop petites) en plein hiver sans chaussette. Et que dire des enfants vivants dans des conditions d'hygiène désastreuses, venant à l'école kaffis de poux, sales ou pire avec des maladies de peau comme la galle ? Oui oui il y a encore des enfants qui ont la galle en France. Et je vous jure que cette cité n'est pas unique sur le territoire français. En 13 ans j'en ai fait 4 de cités ayant de mauvaises réputations et ces problèmes là on ne les retrouve pas partout mais on les retrouve quand même. Tout comme on retrouve des enfants maltraités, des problèmes de drogue ou d'alcoolisme, d'inceste. Et ces problèmes là on les retrouve PARTOUT y compris dans les coins chics et huppés, faut pas croire y a pas que les cités qui soient confrontées à ces problèmes.

Bref avec ces stages ce fut LA DECOUVERTE de ce qu'allait être réellement le métier d'instit : enseignante certe mais aussi assistante sociale, conseillère conjugale et familiale, psychologue, éducatrice, diplomate, trésorière et recycleuse (ben oui il y a tellement peu d'argent pour faire fonctionner les classes qu'il faut  sérieusement surveiller le budget et faire appel au système D). Et tout ça sans formation préalable bien sûr, la formation c'est sur le tas, le tas en question étant constitué par nos enfants !!!
Ce fut la découverte d'une réalité que nous ignorions : c'est un métier destructeur émotionnellement. J'ai pleuré quasiment tous les soirs sur les conditions de vie de ces enfants en rentrant chez moi. Comment voulez vous rester insensible quand vous découvrez qu'un enfant (13 ans après je me souviens encore du prénom et de la joli bouille de ce petit Abdelrahmane) dort depuis une semaine sur une natte souillée de vomi avec 6 de ses frères et soeurs. Tout ça parce que la maman enchaîne les petits boulots (y compris la nuit) et que la grande soeur qui doit s'occuper des 10 enfants n'a pas eu le temps de laver la natte ?

Lors de ces stages nous avons pu observer d'autres instits (stages de pratique accompagnée) mais aussi nous avons eu le bonheur (et parfois la désillusion) de prendre en main une classe (stage en responsabilité). Et ce fut très enrichissant mais aussi très déstabilisant car on s'aperçoit que même en se préparant comme des malades, en fignolant bien les preparations de classe et ben...on se ramasse parfois (souvent au début).
Je me souviendrais toujours de mon premier jour de stage en responsabilité en petite section de maternelle, ce fut épique ! Je vous passe les détails de la prise en main des gamins, vous imaginez 2 grandes filles n'ayant jamais eu d'enfant (et oui pour ce 1er stage on était en doublette) au milieu de 30 petits gesticulateurs qui crient et se disputent, l'ATSEM écroulée de rire de nous voir complètement ébétées au milieu de ce vacarme. Le retour au calme fut long long long, très long ...pour nos oreilles en particulier. Enfin bref une fois tout ce petit monde calmé et assis (parce que là aussi avec certains c'est du sport de les faire tenir assis!), nous commençons LA leçon et distribuons les feuilles de travail aux enfants. Et nous toutes fières de l'exo préparé on commence à leur donner la consigne (très important la consigne on nous en rabat les oreilles à lIUFM, il faut qu'elle soit concise et bien formulée dixit les formateurs) : "entoure de la même couleur les objets identiques". Et là gros blanc, les petits qui nous regardent avec des yeux de hiboux l'air de dire "mais qu'est ce qu'elles racontent ces deux là?". On répète le truc, re gros bide auprès des gamins. Et là vous imaginez les 2 grandes filles qui se regardent complètement affolées et démontées et qui se disent "mais qu'est ce qu'on va faire ? ça marche pas !". Et ben oui ça marche pas et pour cause à l'IUFM (on avait pas encore eu le module maternelle) on nous a jamais dit que les enfants pouvaient ne pas comprendre ce qu'on leur dit. En résumé nos petits élèves ne savaient pas ce que signifient des mots comme "identique", "objet" ou "même". Allez expliquer à des gamins d'à peine 3 ans la notion de similitude, allez expliquer "même"... Du coup on a commencé à vouloir donner des synonymes en leur disant il faut entourer les mêmes, re gros bide, il faut entourer ce qui est pareil, re bide. Bref ce jour là en moins d'une heure nous avons appris plus qu'en 5 mois d'IUFM, nous avons appris plusieurs choses très importantes : les enfants n'ont pas tous la même richesse de vocabulaire et donc il faut répéter la consigne plusieurs fois avec du vocabulaire différent, il faut montrer des exemples puis faire des exemples en faisant participer les enfants pour qu'ils comprennent bien et après seulement on peut leur faire faire l'exercice.
Voilà les seuls moments réellement formateurs lors de cette 2e année furent les stages.


par MarieS publié dans : Boulot communauté : Femmes au Foyer en Tête
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Mercredi 21 mai 2008
PARTIE 1 : l'IUFM et le sacro saint concours CAPE

Il y a quelques temps j'avais parlé de faire quelques billets d'humeur sur l'Education Nationale et le métier d'instit et ce soir ça y est je me lance. Je vais vous raconter les péripéties qui ont jalonné mes 13 ans de carrière (boudiou déjà 13 ans !!!). On va essayer de faire ça de manière chronologique en commençant par le gros pavé à digérer quand on veut faire le (soi-disant) plus beau métier du monde : l'IUFM. Alors d'entrée on est dans le bain (du mammouth) mais on ne le sait pas, on n'imagine absolument pas ce qui nous attend derrière les murs de ce sacro saint institut  et surtout on n'imagine pas que ce n'est qu'un prélude à ce qu'il va falloir affronter après quand on se retrouve en poste !
Déjà dès le départ il y a plusieurs cas, ceux qui réussissent le concours pour rentrer en 1ere année et préparer le VRAI concours (non non vous n'avez pas la berlue maintenant il faut passer une sorte de concours pour pouvoir essayer de préparer le concours) et il y a ceux qui pour des raisons diverses (échec au préconcours ou licence obtenue en septembre, ou...) ne passent pas par cette première année IUFM et tentent donc le concours en candidats libres. Ceci dit le fait de passer par la 1ere année d'IUFM n'est pas forcément une plus value pour réussir le concours loin de là (vu comme on est préparé dans certains IUFM, mieux vaut se préparer tout seul !).
Bon je vous passe le résumé de cette première année horrible où on nous traite comme des débiles (je suis pas sûre que ça est changé en 13 ans) et où on nous fout la pression avec en permanence des chiffres du genre "Il y a 300 places et vous allez être 4500 inscrits, on prendra que les meilleurs et vous vous êtes nuls". Ben ouais c'est vrai qu'on est nul vu qu'on fait parti des 520 guignols qui ont été admis en 1ere année sur les 4000 qui ont passé le préconcours de sélection ! D'ailleurs on est tellement nul que quand on se rend compte qu'un maitre formateur en maths se plante en faisant une démonstration et qu'on lui fait remarqué qu'il doit y avoir une erreur (ben oui je sors d'une licence de maths alors c'est quand même un peu mon rayon) le type se fout en rogne et vous dit "dorénavant je vous dispense de venir à mes cours". Oulà désolée je savais pas qu'à l'IUFM fallait écouter religieusement les MAITRES et fermer sa gueule même quand le supposé maitre raconte que des conneries en confondant les théorèmes de géométrie et que du coup les pauvres étudiants (qui n'ont pas fait de maths depuis le lycée) vont raconter n'importe quoi le jour du concours s'ils ont un exo de géométrie ! Rien que là j'aurais dû me douter que dans l'Education Nationale le mot d'ordre est NE SURTOUT PAS FAIRE DE VAGUES !!! Et moi naïve et ignorante (je vous rassure je le suis plus après 13 ans de boîte) qui pensait que justement s'il y a un domaine où il faut se remettre en question et tirer leçon de ses erreurs c'est bien l'enseignement...et ben non prends toi ça dans la figure ma pauvre fille dans l'enseignement LE PROF (et le supérieur hiérarchique) A TOUJOURS RAISON (même quand on lui démontre qu'il a tort). Et après on ose nous rabattre les oreilles avec le statut de l'évaluation et de l'erreur, qu'elle n'est pas seulement normative mais qu'elle peut être aussi formative !
Enfin bref cette année de préparation de concours fut une horreur d'un point de vue physique mais surtout psychologique. Dieu merci je l'ai eu du premier coup ce p**ain de concours parce que sinon je crois que j'aurais jamais eu la force de le repasser. J'en suis sortie épuisée physiquement. Après la dernière épreuve j'ai dormi 34 heures d'affilée parait il (selon mes parents qui s'affolaient de ne pas pouvoir me réveiller). Mais j'en suis sortie aussi épuisée psychologiquement car à lépoque nous passions un oral professionnel qui était basé sur un dossier professionnel (ils aiment bien le mot professionnel à l'IUFM).
Et alors là faut que je vous raconte parce qu'un truc pareil on l'imagine pas si on ne le vit pas. Donc je passe des heures à monter ce dossier, je le remets au jury quelques jours avant les épreuves. Arrive le jour de l'oral où on doit préparer 3 questions en rapport avec notre dossier, on nous demande de présenter le dossier puis on a 2 questions en rapport avec notre dossier. Bref je prépare ça (2 ou3h pour préparer les réponses toute seule dans une salle et après on a 45mn d'entretien devant un jury) et me voilà propulsée devant le jury. Devant moi 3 personnes, une qui a l'air sympa (souriant le monsieur),une qui m'ignore totalement et une autre qui a pas l'air commode du tout. Enfin c'est pas le bon, la brute et le truand mais pas loin. J'ai appris après coup qu'il est fréquent dans un jury que chacun joue un rôle (le gentil, le méchant et celui qui s'em**rde). Je commence ma présentation, je réponds aux questions, tout va bien jusque là. Et puis je m'attends à ce qu'ils me posent d'autres questions en rapport avec mon dossier (j'avais imaginer plein de questions et donc les réponses dans ma tête) et là pas du tout ils partent sur un autre sujet. Je suis un peu surprise mais bon j'arrive à répondre sans problème alors tout va bien malgré que je sens que je chauffe (avec le trac je deviens comme une tomate). Je suis un peu gênée par l'attitude d'un type du jury qui baille, regarde par la fenêtre comme si ce que je racontais l'emmerdait sérieusement mais bon vaille que vaille j'essaie de pas trop y faire attention. Et là LE MECHANT entre scène avec une question sur le cours double. Je réponds que ça peut être une chance ou un handicap selon les élèves et je mets bien l'accent sur le fait qu'il est nécessaire que l'enseignant bétonne sa préparation et soit bien organisé et qu'il doit avoir de bonnes qualités de gestion et d'organisation. Là dessus il me demande "et vous sous seriez prête à accepter de prendre un cours double". Et là je me dis ouh là il me teste pour savoir si ça me fait peur un poste difficile et si je suis prête à assumer ça. Alors évidemment (je le veux ce concours à la noix) je lui réponds que oui je serais prête à enseigner en cours double. Et là il me démollit avec la phrase qui tue "Ah bon? Parce que vous estimez que vous avez des qualités vous ???". Arghhh j'ai cru que j'allais m'évanouir, je me suis sentie agressée, mise plus bas que terre. J'ai fait valoir mes arguments, j'ai répondu le mieux possible en me contrôlant (y avait quand même une petite fêlure dans la voix, normal j'avais la gorge tellement serrée). J'étais désespérée (j'avais peur de me mettre à pleurer) car je pensais que c'était foutu, j'avais juste envie de lui crier que c'était un sale con et lui mettre ma main sur la figure. Mes mains tremblaient tellement que je les ai planquées sous la table. Plusieurs questions très désagréables (mettant en cause mes compétences et ma personne) ont suivi, je me suis défendue comme j'ai pu. Et puis ouf après 1h de torture ils m'ont libérée. J'ai eu juste le temps de fermer la porte en disant "au revoir" en souriant (ça devait d'ailleurs plutôt ressembler à un rictus) avant de m'effondrer en larmes et de faire une crise de spasmophilie dans le couloir. 5 mn après m'a meilleure amie sort aussi de son oral avec le jury d'à côté et elle est super contente car son jury a été sympa et lui a posé plein de questions sur son dossier. Moi désespérée je lui dis que c'est foutu pour moi (c'était coef 3 l'oral pro) même avec mes bonnes notes ailleurs.
Résultat du concours la semaine suivante, et là surprise : ma copine échoue à cause d'un 7/20 en oral pro et moi je suis admise avec un...17/20 en oral pro !!! Nous avons appris par la suite que beaucoup de jurys avaient une stratégie bien établie : quand le dossier est un peu léger ils posent plein de questions pour approndir le sujet, quand le dossier est costaud ils cherchent à voir jusqu'où on arrive à résister avant de craquer psychologiquement. Contrairement à ce que je pensais je m'en étais bien sortie visiblement !

par MarieS publié dans : Boulot communauté : Femmes au Foyer en Tête
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